Action pour la Conservation de la
Biodiversité en Côte d'Ivoire

(ACB-Côte d'Ivoire)
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       Manifeste pour la libération des forêts de l'Etat

Avec un potentiel d'au moins 16 millions d'hectares de forêt dans les années soixante, la Côte d'Ivoire a


Plantation de cacao, forêt classée de Monogaga, photo Dr Adou Yao Constant, 2008

aujourd'hui moins de 2 millions d'hectare. La forêt a servi et sert toujours de substrat à l'économie ivoirienne. Ainsi pour garantir la durabilité de l'économie et conserver un échantillon représentatif de la diversité biologique, l'Etat a-t-il décidé de garder certains espaces comme son domaine permanent. Ces espaces sont les forêts classées, les parcs nationaux et les réserves naturelles. Des lois et des institutions ont été mises en place pour assurer une bonne gestion de ces espaces. Malheureusement la combinaison de plusieurs facteurs allant du manque de moyens au laxisme a entraîné l'infiltration massive des forêts de l'Etat par des paysans. Finalement, ce sont des villages entiers avec écoles, centres de santé, bureaux de vote et de vastes plantations qui se retrouvent dans des espaces où à l'entrée l'on voit sur des pancartes « Chasse et défrichements interdits ». Quand par moment, l'Etat prend conscience de la gravité de la situation et veut récupérer ses espaces, deux principaux facteurs le font reculer : le dédommagement des paysans (et pourtant en situation illégale) et l'importance de la contribution des produits (cacao et café) sortant de ces forêts à l'économie nationale. Cette situation suscite quelques interrogations. Doit-on accepter que certaines personnes profitent des espaces publics au détriment de tous ? Doit-on se contenter de l'apport économique immédiat de ces occupations illégales au détriment d'une économie durable ? Que deviennent la faune et la flore que l'Etat a voulu conserver en gardant ces forêts ? Quelle chance pour les projets de création de réserves naturelles volontaires si les populations ne sont pas prêtes à respecter les espaces protégés ?

La décennie de crise qu'a traversée la Côte d'Ivoire n'a fait qu'aggraver cet état de fait. Si rien n'est fait en ce moment pour restaurer ces forêts, l'on atteindra le stade de catastrophe écologique. Si ces forêts disparaissent, ce sera l'effondrement de l'économie ivoirienne qui dépend encore énormément de l'agriculture et principalement du cacao.

A travers ce manifeste, l'ONG Action pour la Conservation de la Biodiversité en Côte d'Ivoire (ACB-Côte d'Ivoire) lance un appel aux autorités ivoiriennes pour une décision dans les meilleurs délais en vue de la libération des forêts classées, des parcs nationaux et réserves des occupations illégales.

Citoyennes et citoyens de Côte d'Ivoire, citoyennes et citoyens du monde entier, si cet appel rencontre votre assentiment, manifestez le en signant ce manifeste. Les générations futures vous en seront infiniment reconnaissantes.

Signez notre manifeste
En ce moment, l’urgence porte sur l’occupation illégale des forêts de l’Etat (Forêts classées, Parcs nationaux et Réserves naturelles). Luttons ensemble pour obtenir leur libération et leur restauration. Signez notre manifeste.
345  Signataires
La liste des signataires


Nos partenaires
Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS)
Office Ivoirien des Parcs
et Réserves (OIPR)
Fondation pour les Chimpanzés Sauvages (WCF)
Zoo National d’Abidjan

 
 
 

Action pour la Conservation de la Biodiversité en Côte d'Ivoire (ACB-Côte d'Ivoire) est une Organisation Non Gouvernementale (ONG) créée par un groupe de chercheurs ivoiriens en octobre 2007 sous le numéro : 827/INT/DGAT/DGA/SDVA, Journal officiel N°40 du 02/10/2008